4-2-4 Bayern Munich

Le récent finaliste de la Ligue des Champions 2010, le club allemand du Bayern Munich FC a réalisé une saison 2009-2010 assez inattendue.

Entrainé par le hollandais Louis Van Gaal (ex-coach du FC Barcelona, de l'Ajax Amsterdam et des Pays-Bas), celui-ci a mis du temps avant de trouver la bonne formule pour faire bien jouer l'équipe de Bavière.

D'abord privé sur blessures de nombreux cadres, tel que Ribéry ou sur méformes, Klose, il a mis au point un schéma tactique pour tirer le meilleur parti des forces en présence au sein du Bayern cher à Bixente Lizarazu.

Si la première moitié de saison a été laborieuse, en revanche, les 4 derniers mois ont véritablement été exceptionnels permettant au bavarois de se hisser jusqu'en finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes.

Van Gaal n'est pourtant pas un adepte du 4-2-4, mais pour utiliser au mieux les qualités offensives de son groupe, il dut s'y résoudre.

Tactique du Bayern Munich


La clé du système tactique du Bayern n'est pas dans la créativité ou un jeu de passes courtes, bref un jeu à la Barça, mais plutôt dans l'exploitation de la largeur du terrain avec 4 joueurs à vocation offensives qui occupent cette largeur et se proposent mutuellement des solutions.

C'est aussi la meilleure façon d'utiliser Ribéry et Robben, les atouts maîtres de cette équipe !

2 spécialistes du coté gauche, c'est un de trop ! Non répond Van Gaal ! Ribéry et Robben occupent alternativement les cotés et permuttent de gauche à droite tout au long d'un match. Robben étant plus fort pour partir de la droite et repiquer dans l'axe pour décocher une frappe ou un centre, tandis que le français Ribéry préfère partir en dribble sur le coté gauche afin d'éliminer un voir deux défenseurs et servir sur un plateau un ballon à l'un des 2 attaquants.

Tout le jeu du Bayern est pensé pour ces 2 joueurs ! Ainsi, en pointe, pour exploiter au mieux le travail de ses 2 joueurs, il ne faut pas un mais 2 attaquants afin de mobiliser la charnière défensive adverse et ne pas permettre aux défenseurs adverses de marquer à 2 les ailiers du Bayern.

Van Gaal permet ainsi la multiplication des uns contre uns dans la défense adverse ou si vous préférez 4 contre 4, avec l'avantage que techniquement ou physiquement ses joueurs peuvent faire la différence.

Ce système offensif nécessite donc le travail de sape d'un attaquant en pivot, Mario Gomez, qui n'est pas forcément excellent de la tête, mais très très costaud physiquement ce qui lui permet de se faire des espaces autour de lui  et de remiser pour ses partenaires. Il est le point de fixation de l'attaque bavaroise.

A ses cotés, pour compléter ce quatuor, un renard des surfaces, tel que Miroslav Klose et surtout en fin de saison le surprenant Ivica Olic chargé de remuer, bouger, et être à l'affut des ballons qui traînent dans la surface de réparation pour les mettre au fond.

Pas besoin, que ce joueur soit le plus technique, ou le plus décisif, voir même créatif, il faut surtout qu'il soit intelligent tactiquement et dans son positionnement pour toujours être dans les bons coups. Malheureusement les lyonnais en ont souffert en demi-finale de la LDC à Gerland. Ivica Olic a brillé mais il a surtout profité du jeu collectif bavarois pour en tirer le meilleur parti et marquer de la tête ou du pied, car toujours parfaitement utilisé par ses coéquipiers.

En fin de saison, Van Gaal a aussi du composé avec la baisse de forme physique de Mario Gomez et l'éclosion de la future grosse star du Bayern et de l'équipe d'Allemagne, le nommé Thomas Muller !

Capable de jouer à tous les postes de l'attaque, il a d'abord constitué un formidable élément de rechange pour n'importe lequel des 4 postes, et puis finalement il s'est rendu indispensable, il est probable que la saison prochaine Van Gaal modifie son schéma tactique pour faire fonctionner son équipe autour de ce joueur.

Avec l'Allemagne, Muller était le pendant de Podolski à droite, c'est à dire un attaquant intérieur positionné sur le coté. Libéré du marquage des défenseurs centraux, occupés à marquer Klose ou à presser Ozil, il réalisa une coupe du monde des plus brillantes (5 buts et 4 passes décisives).

Pour en revenir au Bayern, le 4-2-4 implique une charge de travail considérable pour les 2 milieux de terrains restants.

L'équipe bavaroise a pu compter sur la maturité technique et tactique atteinte par Bastian Schweinsteiger, véritable meneur de jeu de l'équipe, il donne le tempo, organise le pressing et oriente le jeu. Il est lui aussi une pièce maitresse du jeu de son équipe, voir plus important même que le spectaculaire duo Robben-Ribéry.

A ses cotés, en revanche pour assumer une grande partie du travail défensif au milieu, il faut un gladiateur, un joueur au physique hors norme : Mark Van Bommel qui est tout sauf un poète ! Et dire qu'il y en a pour dire qu'il est charmant dans la vie !

Dure à croire quand on le voit jouer. Cependant, son influence et son impact dans le jeu est capital. Expérimenté, truqueur et endurant, il a le mérité d'assumer presque seul la récupération au milieu. A sa décharge, l'équipe est conçue pour posséder le ballon et ne pas avoir à courir après et ensuite, Van Gaal exige de son  collectif une structure de placement rigide ou chacun assume simplement son rôle mais ou tout le monde se replace après une phase offensive.

Ces 2 facteurs soulagent partiellement Van Bommel.

Par contre, si le Bayern joue ainsi contre une équipe encore plus offensive qu'elle, ce schéma n'apporte pas de garanties de résultats, car trop porté vers l'avant. Il est indispensable que les manieurs de ballons soient dans un bon jour car la meilleure défense, c'est l'attaque au Bayern !

En défense, le Bayern n'innove pas et se contente d'une ligne défensive classique avec 2 stoppeurs stricts, Van Buyten excellent dans cette position et Demichelis qui peut parfois avoir des sautes de concentration. Leur job est très limité ! Ils doivent empêcher les attaques adverses de pénétrer dans la surface.

Sur les cotés, on retrouve des arrières un peu plus offensifs, et contrairement aux centraux qui ont des gabarits imposants, Philipp Lahm et Christian Lell sont plus vifs et techniques.

Ils apportent du soutien aux phases offensives et aussi une bonne qualité d'élimination ou de centres.

Butt ou Rensing étant en concurrence pour le poste de portier tant la place n'est pas occupée par un joueur indiscutable. Rensing, le remplacant d'Oliver Kahn peine à confirmer et à s'imposer comme numéro 1. Et Hans Jorg Butt a été recruté pour lui reprendre la place de numéro 1 mais à 35 ans, il ne représente qu'une alternative à court terme.

Le Bayern joue dans un style direct, peu créatif car les joueurs voient leurs rôles très clairement définis par leur coach qui laisse peu d'initiatives sauf peut-être à Ribéry qui est le seul joueur à qui on laisse de la liberté pour amener un grain de folie et surprendre l'adversaire pour éviter un jeu trop stéréotypé.

Bref ce schéma tactique tire le meilleur partie de l'effectif actuel du Bayern. Rien d'étonnant à ce que le Bayern est largement dominé et éliminé Manchester United et Lyon dans son parcours de ligue des champions.

Attention aux Bavarois, la saison prochaine au cas ou il renforce quelques postes encore défaillants.

Pour télécharger cette tactique dans Football Manager : 4-2-4 Bayern Munich

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau