Côte d'Ivoire

27ème au classement FIFA avant le début de la coupe du monde FIFA en Afrique du Sud, les Ivoiriens représentaient un bel espoir pour le continent Africain, à ceci près qu’ils sont tombés dans le groupe le plus relevé cette compétition en étant dans le groupe G du Brésil et du Portugal !

Après 2 matchs, un 0-0 contre le Portugal qui avait laissé entrevoir de belles qualités collectives et notamment en l’absence de Didier Drogba dans le onze de départ, et une défaite 3-1 contre le Brésil.

Les chances de l’équipe emmené par Sven-Goran Eriksson, ex-sélectionneur de l’Angleterre et qui à 64 ans fait partie des références pour un poste d’entraineur dans le monde, se sont considérablement amoindries.

Ne voulant pas retenir que ce seul fait, nous profitons de cette chronique sur la tactique de la Côte d’Ivoire, pour exprimer « notre indignation et notre désapprobation concernant le dit joueur Kader Keita pour son acte d’anti-jeu lors du match contre le Brésil. Son comportement est à ce niveau indigne d’un homme, d’un joueur de football professionnel et salit le maillot qu’il prétend défendre.

Son comportement de tricheur provoquant l’expulsion injuste du Brésilien Kaka, fait figure d’injure au sport, et à l’esprit de la coupe du monde.

Nous souhaitons vivement que les instances de la FIFA prennent des mesures contre ce type de comportement et ainsi mieux protéger les arbitres qui sont abusées par ce type de comportement. »

Parenthèse refermé, l’attitude de Kader Keita lors du match contre le Brésil a aussi été le reflet de l’instruction donné aux joueurs de muscler le match et de hausser le niveau de l’impact physique et psychologique pour amener les brésiliens sur un autre terrain que celui de la technique.

Ne pas se leurrer, il s'agit clairement d'instructions individuelles et collectives données par Eriksson.

Cela fait partie du football, il y a des équipes qui construisent et naturellement des équipes qui détruisent.

La Côte d’Ivoire, dans ce contexte, a du adopter cette 2ème hypothèse en toute logique de la part de son sélectionneur qui est un battant, et n’a pas souhaité se résigner, désirant défendre au maximum ses chances par rapports aux Portugais et aux Brésiliens.

Privé de Drogba sur une partie du match contre les Portugais, la sélection Ivoirienne a même démontré un vaillant jeu collectif et laisser s’exprimer des joueurs d’habitude plus discret en présence de leur capitaine, comme Gervinho (Lille) ou Kalou (Chelsea).

Dans un groupe plus abordable, cette sélection aurait pu faire un parcours honorable.

A l’image du Cameroun, du Nigéria, et de l’Afrique du Sud, il est difficilement imaginable qu’à ce stade de la compétition, les chances d’une équipe africaine de soulever le trophée se soit fortement diminué. Reste le Ghana qui peut encore laisser l’illusion.

Arrivé en avril 2010 (tard pour bâtir une équipe viable), Eriksson a succédé à Vahid Halilodzic qui avait échoué dans la quête du titre lors de la CAN en Angola.

L’ultra exigence des dirigeants de fédération africaine tranche avec la passivité des dirigeants français mais pour le même résultat, c’est-à-dire une difficulté à durer au haut niveau.

Eriksson, pour sa première expérience africaine ne fera pas de miracle (il n’est pas le sorcier blanc Philippe Troussier ou même le héros sénégalais Bruno Metsu quart de finaliste de la coupe du monde Coréenne), d’ailleurs ne parlant pas le français, il est obligé de compter sur Drogba pour être traduit auprès des joueurs !

Cependant, au niveau de la coupe du monde, la Côte d’Ivoire est une jeune nation en pleine ascension, il s’agit de sa seulement 2ème participation et elle est en net progrès par rapport au mondial allemand. Sa défense en Allemagne avait été le point noir (6 buts encaissés lors des 3 matchs).

Pour autant, c’est surtout en Attaque que cette sélection se distingue avec 8 victoires et 4 nuls en qualification pour 29 buts inscrits sur 12 matchs, soit aucune défaite ! (Héritage de Vahid, précédent sélectionneur).

Disposant d’un important arsenal offensif, le suédois a maintenu le 4-3-3 de son prédécesseur.

Comptant dans les buts, sur Boubacar Barry, surnommé "Copa" (Lokeren) et ses 42 sélections et devant lui une charnière défensive expérimentée avec Kolo Touré (Manchester City) et Souleymane Bamba (Hibernian).

Par contre sur le banc, en dehors de ces 2 joueurs, Eriksson manque d’alternative mis à part Meité, l’ancien marseillais.

Sur les cotés, il peut s’appuyer sur des joueurs vifs, techniques et costauds : Boka (Stuttgart et ex-Strasbourg), Demel (Hambourg) et surtout les titulaires Eboué (Arsenal) et Tiéné (Valenciennes).

Globalement, il s’agit de joueurs hyper athlétiques et techniquement compétents.

Au milieu, Yaya Touré et Romaric sont les principaux créateurs du jeu, mais ils se distinguent surtout par leur gros impact physique et leur capacité à se porter vers l’avant pour des milieux à vocation défensive !

Didier Zokora étant le pilier de cet équipe et en dehors de Drogba, le véritable homme fort des éléphans. Son rôle est essentiel dans le jeu de son équipe, récupérateur et 1er relanceur.

Sur le banc, on peut retrouver des joueurs comme Gosso (Monaco), Faé (Nice), Akalé (Lens), Yapi-Yapo (ex-Nantes) et finalement sur la surprise Tioté qui a poussé Romaric en dehors du onze type.

Pourtant le moins expérimenté, seulement 8 sélections avant cette coupe du monde, le joueur du FC Twente a poussé Romaric (ex-Le Mans) sur la touche et apporter sa fougue et son envie à sa sélection.

Enfin, en attaque, les incertitudes sur la présence de Didier Drogba en raison de sa fracture du cubitus ont aussi mis en lumière les qualités de ses coéquipiers, à commencer par le lillois Gervinho, attaquant sur le coté droit, dribbleur et accélérateur du jeu. Son alter égo sur le coté gauche, se nomme Salomon Kalou (Chelsea), quasiment son jumeau dans le jeu !

D'ailleurs, ils sont tout à fait capable d'alterner leurs positions pour se libérer du marquage de leurs défenseurs respectifs en permuttant de coté plusieurs fois par match si nécessaire.

Tandis que Drogba évolue en pointe, et à la différence d'Anelka (France) il ne joue pas milieu droit ! Il reste en pointe comme un attaquant avancé et joue aussi en tant que pivot grâce à ses qualités physiques importantes pour remiser les ballons vers ses ailiers ou marquer des buts de la tête.

Enfin Aruna Dindane peut prétendre à la place de suppléant en chef de Drogba dans son style tout en force.

Kader Keita qui a évolué à Lyon (acheté 18m€) et n’a pas du tout réussi à s’y imposer, trop brouillon dans sa technique, et Bakary Koné (ex-OM) représentent des seconds choix.

L’ensemble des ressources offensives de la Côte d’Ivoire ont pourtant mise bout à bout une sacré allure.

L’ensemble de l’équipe est très physique, bien discipliné et joue pour son leader, peut-être même trop tant l’équipe ne présente pas la même philosophie de jeu avec ou sans Drogba, buteur contre les brésiliens.

Au bord de l’élimination, il existe pourtant une solide chance que les Ivoiriens se qualifient en terrassant lourdement la Corée du Nord (l’impact physique devrait leur permettre) et en espérant une contre performance du Portugal, ce qui est encore possible.

Pour télécharger cette tactique : 4-3-3 CIV

 

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