Seulement 6ème au classement FIFA, la "national mannschaft" vient d’affirmer son statut de solide favori en passant 4 buts au socceroos pour son match d’ouverture de la coupe du monde sud-africaine.
Gary Lineker (attaquant de l’équipe d’Angleterre dans les années 90) eut un jour cette phrase devenue célèbre : « Le football est un sport qui a été inventé par les anglais, mais ou les allemands gagnent à chaque fois à la fin ! »
Cela devrait encore se vérifier lors de cette coupe du monde. Souvent sous-estimé, l’équipe nationale allemande devrait encore démontrer son formidable jeu collectif aux yeux du monde entier.
Emmené par son sélectionneur Joachim Low, qui fait rare pour être souligné, est aussi bien soutenu par ses joueurs que par le public allemand qui est soudé derrière son équipe, a pris la succession de son mentor Jurgen Klinsmann au lendemain d’une coupe du monde 2006 en Allemagne plutôt réussi (demi-finaliste développant un jeu offensif et spectaculaire).
Il a enchainé sur un Euro 2008 brillant avec à la clé une finale perdue de justesse contre l’Espagne 1-0, et une qualification brillante pour le mondial avec au passage 2 probants succès contre la Russie de Guus Hiddink, pourtant un sérieux client avec une nouvelle génération talentueuse.
Fait spécifique à l’Allemagne, du sélectionneur aux joueurs cadres, ils ne brillent pas forcément individuellement mais surtout collectivement. Joachim Low, par exemple, n’a jamais gagné qu’une seule coupe d’Allemagne avec Stuttgart, Lukas Podolski a été dégagé du Bayern Munich pour attérir dans un club de seconde zone : Cologne. Ou encore Miroslave Klose, régulièrement sur le banc au Bayern mais leader de l’attaque en sélection, et plus que jamais en course pour égaler le nombre de buts de Ronaldo sur 3 phases finales, soit 15 buts.
Ainsi, l’équipe d’Allemagne est encore un sérieux candidat à la gagne mais comme traditionnellement sa force sera essentiellement collective, tout le monde défend, tout le monde attaque, chacun est au service de l’autre.
La sélection est aussi la vitrine d’un football allemand en pleine forme et en bonne santé.
Contrairement à leurs voisins européens, le football allemand a construit étape par étape sa solidité et sa durabilité sur des paramètres objectifs et pertinents : nouveaux stades hyper modernes, santé financière des clubs parmi les plus riches du monde (sans dette faut-il le préciser), pas de transfert faramineux, la formation n’a pas été abandonnée et bien au contraire, les clubs allemands regorgent de jeunes joueurs de talents, les grands clubs à l’image du Bayern alimentent la sélection en joueurs (ex : Muller, Schweinsteinger, Lahm, Gomez) , on ne peut pas en dire autant de l’Inter Milan (aucun joueur italien dans l’équipe de Mourinho ne participera au mondial)….
Le renouveau se traduit aussi dans les résultats avec la finale de ligue des champions 2010 perdu contre l’Inter de Milan mais elle devrait en annoncer d’autres. Il faudra surveiller Wolfsburg, Schalke, Hambourg et Brême dans les années à venir sur la scène européenne.
Enfin, à la différence des cracks supposés à la coupe du monde, Messi, Rooney, Anelka, Forlan, Henry, Krasic,...Podolski et Klose ont déjà marqué eux !
Basé au départ sur une animation en 4-4-2, le jeu de Joachim Low est basé sur une transmission hyper fluide entre chaque phase de jeu offensive ou défensive. Finalement le sélectionneur allemand a opté pour une modification de son système en migrant vers un 4-4-1-1.
Manuel Neuer appelé à remplacer René Adler, devrait être l’une des révélations de la coupe du Monde au poste de Gardien de But, dans la plus pure tradition des allemands à ce poste : Sepp Maier, Oliver Kahn en particulier.
Une défense centrale robuste, dure sur l’homme difficile à passer, rien de bien nouveau par rapport aux versions précédentes de la sélection allemande avec un duo de stoppeurs : Mertesacker-Westermann qui a eux deux mesurent en moyenne 1m93 ! sans pour autant être peu vif ou peu technique ! (Probablement la meilleure charnière défensive avec celle du Brésil dans cette coupe du monde).
Sur les ailes, Philip Lahm promu capitaine et qui lui se sacrifiera coté droit (habituellement à gauche en club au Bayern), encore un exemple d’un joueur qui se met au service de l’équipe et pas l’inverse, n’est ce pas Mr Ribéry et Zahia and co…, pour laisser Marcel Janssen occuper le flan gauche.
Il s’agit ainsi de 2 latéraux très vifs et offensifs, chargés d’amener le surnombre et leurs qualités de dribbles et de centres.
Au milieu, 2 axiaux, un de métier Sami Khedira, une vrai bombe ce joueur, il est bon dans tous les domaines ! et un joueur offensif reconverti en meneur de jeu en retrait : Bastian Schweinsteiger.
Très courtisé par les clubs italiens et notamment la Juventus, le blond avait pourtant joué la dernière coupe du monde 2006 au poste de milieu gauche, c’est dire la polyvalence de ce joueur chargé de faire oublier dans le même registre, Steffan Effenberg ou Michael Ballack.
D’ailleurs, L’Allemagne n’a pas tant pleuré l’absence de son capitaine emblématique et surtout individualiste et egocentrique, justement tant elle préfère une équipe soudée. Pas sur que l’Allemagne n’aille pas plus loin dans cette coupe du monde avec Ballack que sans !
Sur les cotés, Podolski reconverti attaquant de couloir à gauche, Thomas Muller à droite, challengé par Piotr Trochowski seront chargés de soutenir Klose. Sachant que Mario Gomez présente aussi un solide CV pour postuler en pointe.
Enfin la surprise du sélectionneur, le joueur d'originaire turque Mezut Ozil, milieu offensif du Werder Brême s'occupe de proposer l'animation derrière ses 3 attaquants.
L’équipe d’Allemagne regorge de talents qui ne vont pas tarder à exploser : Toni Kroos (futur star mondiale, Stefan Kiessling, Andreas Beck, Holger Badstuber ou encore Marko Marin…
Encore une fois, l’Allemagne est taillé pour aller au bout, gare au Brésilien et autre Espagnol, il s’agit peut-être de la meilleure équipe Allemande de tous les temps !
Pour télécharger cette tactique :
4-2-2-1-1 Allemagne.zip
Exemple de jeu collectif défensif :
4 défenseurs en ligne veillant à se positionner de telle façon à jouer le hors jeu et face à l'adversaire. Mais notez les 3 autres mileux de terrains revenu faire le pressing et se charger de la récupération très près de la surface de réparation. Il s'agit d'un exemple type de replacement défensif collectif. Peu de chances que l'adversaire puisse mettre hors de position la défense et ainsi inscrire un but.
Exemple de débordement et mouvement offensif :
2 attaquants en fixation dans la défense australienne qui mobilisent à eux deux, tous les 4 défenseurs australiens. un meneur de jeu qui porte le ballon dans les 30 derniers mètres, un ailier qui fait l'appel dans la profondeur sur le coté, tandis qu'un milieu axial se tient en soutien au centre pour proposer une solution libre de tout marquage.
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