On vous parle un peu partout des points forts de Football Manager, soit-disant la meilleure simulation de management d'une équipe de football !
Effectivement, c'est peut-être la meilleure simulation mais cela ne veut pas dire que tout est parfait, et que la série Football Manager est arrivée à la perfection.
Il ne s'agit pas de dénigrer, mais pas non plus de tomber dans le béni oui-oui et justement de comprendre quels sont les aspects à encore améliorer.
Précisement, ci-dessous les points faibles ou à revoir, pour en faire définitivement la simulation la plus réaliste !
Au-delà de ses 4 points, on va insister ici sur la notion de "football manager", soit manager une équipe de football ! Actuellement, la série FM nous plonge plutôt dans le rôle d'un directeur technique ou d'un manager à l'anglaise plutôt que réellement dans le rôle d'un entraineur.
En effet, un entraineur se distingue du "manager à l'anglaise" qui ne gère pas quotidiennement l'entrainement, par le fait de justement concevoir et superviser des séances d'entrainement technique, tactique, physique et collective.
Le travail d'un entraineur ne se résume pas au coaching pendant le match, mais bien à la préparation pendant toute la semaine qui précède. Le match n'étant que le résultat final d'un travail hebdomadaire, parfois répétitif qui consiste à faire progresser une équipe.
Ci-dessus, le principal écran de gestion de l'entrainement dans Football Manager !!!
En clair, on peut intervenir sur trop peu d'éléments. Impossible de gérer la planification annuelle, de gérer dans le détail une ou plusieurs séances d'entrainements, de concevoir des séances collectives, de régler l'intensité des séances, de choisir les horaires d'entrainement,...
Bref, cette partie du jeu ne correspond pas du tout à la réalité du métier d'entraineur !!! Depuis ces débuts, il est grand temps que les développeurs se penchent sur cet aspect du jeu pour gagner ses lettres de noblesse.
Cependant sur FM 2011, signalons quelques progrès avec notamment la possibilité de fixer des objectifs de progression individuel ou la répartition du travail hebdomadaire du joueur entre les entrainements collectifs, la préparation du match, l'apprentissage d'une nouvelle position ou d'une nouvelle technique individuelle.
Mais cela reste encore insuffisant pour réellement représenter le travail d'un entraineur, qui plus est un entraineur professionnel !
C'est dans la façon d'entrainer et de proposer des exercices qu'un entraineur se distingue des autres, en tout cas bien plus que des résultats ! N'oubliez pas que ce n'est pas l'entraineur qui joue sur le terrain.
Pour être parfaitement objectif, FM 2011 entame un début de progrès avec un nouvel écran nommé "Préparation du match" en attendant FM 2012...
Bien maigre pour une étape qui représente en réalité 80% du travail de l'entraineur !
Systématiquement, les clubs pro organisent des stages de préparation pour lancer leurs saisons entre le mois de juin et le mois de juillet.
Plus simple que le 1er point, il s'agit de pouvoir choisir le lieu, la durée et le thème du stage (avant-saison, mi-saison, fin de saison) et si possible le type d'entrainement pour préparer les joueurs.
Tous les clubs de ligue 1 en France organisent ce type de stage pour fédérer le groupe et surtout programmer des séances d'entrainement et de récupération plus denses.
A noter qu'en Allemagne, le Bayern de Munich organise des stages de mi-saison lors de la longue trêve hivernale au Moyen-Orient pour maintenir la forme de son équipe.
Dans le football moderne, et l'importance des transferts dans l'économie du football, les centres de formation sont primordiaux pour soit aligner des équipes jeunes mais compétitives (Auxerre, Nantes, Rennes, Lyon, Monaco, Montpellier, Saint-Etienne ...en France, et plus connu l'Ajax, le Barça, en particulier en Europe), soit acheter des joueurs à prix d'or pour constituer des équipes expérimentés (Marseille, Paris...en France ou Madrid, Chelsea, Milan en Europe). Sauf que dans le second cas, les joueurs ont de toute façon été formés quelque part !
Par exemple, Barcelone fait jouer un certain Leo Messi, formé à la masia tandis que le Real de Madrid a acheté Cristiano Ronaldo 75 millions d'euros.
Pratiquement tous les clubs ont fait du jeune footballeur un enjeu majeur depuis 20 ans ! Au risque de tomber dans l'excès avec des footballeurs valorisés très jeune et même trop jeune !
Quand on sait qu'à 12 ans, un enfant footballeur doit avoir atteint son potentiel psychomoteur pour pouvoir poursuivre son développement maximum et espérer prétendre à une carrière de footballeur pro.
L'enjeu du football moderne se situe à ce niveau et là encore, la série FM ne prend pas assez en compte ce point majeur du football moderne !
Dans la simulation, FM génère des nouveaux joueurs qui ont au mieux 14 ans !
Sur ce point, il faudrait pouvoir comme dans la réalité avoir une direction technique dans le club managé et participer à la préparation des équipes U6, U7, U9, U11, U13, U15, U17.
D'ailleurs, dans FM, on devrait pouvoir commencer sa carrière comme simple entraineur de jeunes ou responsable d'une catégorie et monter dans la hiérarchie du football. Ce serait d'ailleurs un élément qui rendrait encore plus réaliste la carrière du néo-coach incarné par l'utilisateur de la simulation !
Avouez qu'être entraineur des U15 lyonnais ou barcelonais peut avoir autant de panache que de gérer une équipe pro de ligue 1 !
Manque de réalisme de ce point de vue dans la série Football Manager, les joueurs de l'équipe jeune sont mélangés (15,16,17,18 ans,etc...).
L'objectif de cette chronique était donc bien de distinguer quelques points parmi d'autres qui peuvent encore être amélioré pour inscrire définitivement Football Manager au panthéon des jeux vidéos et en faire une simulation crédible aux yeux des passionnés de football mais aussi ceux qui vivent au quotidien le rôle d'entraineur, que ce soit amateur ou professionnel.
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