Espagne

L'Italie suprend l'Espagne 2-1 en amical à Bari

La meilleure équipe du monde est encore tombée contre un gros ! Après l'Argentine et le Portugal, la squadra azzura surprend la roja d'Iniesta, Torres et Casillas. Comment les hommes de Cesare Prandelli s'y sont pris pour surprendre le futur adversaire des bleus dans le cadre des éliminatoires du mondial 2014 au Brésil ?

Organisé en 4-3-3 autour du Maestro Andrea Pirlo de nouveau au centre de la squadra azzura, l'Italie dessine petit à petit le contour d'une équipe redoutable pour le prochain euro !

 

Squadra Azzura 2011 à Bari contre l'Espagne

Avec notamment un trio d'attaquants hyper techniques et vifs à commencer par Guiseppe Rossi, prodige de la Villareal, encadré par le tumultueux Antonio Cassano et le prometteur Riccardo Montolivo de la Fiorentina.

 

Ce trio semble très complémentaire et particulièrement dangereux pour la plupart des défenses adverses.

4ème minute du match : Les Italiens débordent sur la droite, le mouvement est d'une fluidité toute ibérique, le ballon va très vite jusqu'à Rossi qui remise derrière pour Criscito qui contrôle et déclenche une frappe du gauche limpide. Casillas est sauvé par son montant droit.

1ère alerte pour les espagnols en début de match et première indication du jeu des italiens pour chambouler les espagnols !

Pour alimenter ce trident italien, un milieu athlétique et technique : De Rossi et Motta dictent leur loi juste devant un Pirlo qui protégé commande la manoeuvre.

8ème minute du match : Pirlo a un nouveau coup de pied arrêté à négocier. Il est au point de corner. Il gêne considérablement la défense aérienne espagnole qui montre des signes de faiblesse.

Du coté de la défense, les Italiens comptent sur le meilleur stoppeur gauche du monde : Chiellini toujours à la Juventus ! Associé au méconnu et prometteur Ranocchia qui supplante à ce poste Bonnucci. Dans les cages, on retrouve avec bonheur le fantasque Buffon de retour à son meilleur niveau.

Sur les cotés, Criscito s'impose comme un des meilleurs latéral gauche au monde, tandis qu'à droite l'Italie peut hésiter entre Marco Motta, Lorenzo De Silvestri ou Davide Santon. Pour le moment, c'es Maggio qui tient la corde mais jusqu'à quand ?

35ème minute du match : Cazorla est décalé sur la gauche avec un peu de champ. Il s'applique sur le centre pour la tour de contrôle Lloriente qui est accroché en l'air. Penalty transformé par Xabi Alonso !

Encore un point à corriger pour le sélectionneur Cesare Prandelli, les coups de pieds arrêtés défensifs. 

Du coté de l'Espagne, privé de nombreuses stars, l'équipe est plus à la peine et laisse apparaitre quelques failles ou des signes d'une équipe plus quelconque !

L'Italie a dominé la première période grâce à un flamboyant Cassano. Cependant, l'Espagne a égalisé sur penalty sans s'être procuré d'occasion vraiment franche. Seuls Iniesta et Silva ont surnagé et offert quelques beaux mouvements.

Si Casillas est toujours le leader défensif de cette équipe, il était privé devant lui de Carles Puyol et Sergio Ramos, respectivement remplacé par Raul Albiol et Andoni Iraola. Et en plus il faudra retenir la blessure du meilleur stoppeur droit au monde, le barcelonais Gerard Piqué !

84ème minute du match : Le ballon revient dans les vingt mètres ibériques avec Pazzini qui remet en retrait pour Aquilani qui frappe du droit en première intention. Javi Martinez dévie le ballon et prend son gardien à contre pied pour le 2ème but italien.

On note l'absence de Sergio Busquets au milieu de terrain avec un système en 4-2-3-1 ou manque aussi Xavi Hernandez, le stratège et l'âme de l'équipe ! Organisé autour de 2 récupérateurs techniques : Xabi Alonso et Javi Martinez (prometteur milieu de l'Athletic), le milieu espagnol est mené par Iniesta, le grand perdant ou maudit du ballon d'or 2011 plutôt que Cesc Fabregas, le bientôt ex-baby gunner.

 

Roja 2011 contre l'Italie à Bari

50ème minute : Rossi et Cassano sèment la terreur dans la surface ibérique mais les Italiens font preuve de trop d'altruisme et font la passe de trop qui permet à la défense d'intervenir.

 

La défense et le milieu ibérique n'aura pas été en mesure de prendre la mesure des vifs attaquants italiens qui ont posé d'incessants problèmes à cette organisation privé de Busquets, Ramos ou Puyol. 

Du coté offensif, les espagnols souffrent encore de la faiblesse physique de Torres en pointe et de la maladresse de Llorente pour le remplacer !

14ème minute du match : Torres est déjà remplacé par Lloriente. L'attaquant de Chelsea, toujours à la recherche de sensations, sort du terrain avec les kinés.

61ème minute du match : Villa s'infiltre sur la gauche, résiste à un tacle avant de centrer devant le but pour Lloriente qui n'a plus qu'à pousser mais le Basque fait preuve de trop de relâchement et rate son plat du pied.

En 1ère mi-temps, Vincente Del Bosque aligne un système offensif mené par Iniesta qui commande un trio David Silva, Fernando Torres, Santi Cazorla qui n'a pas fait d'étincelles. Heureusement que David Villa entre en 2nde mi-temps pour remettre en selle l'attaque de la roja. 

Au final L'Italie s'impose face aux champions d'Europe et du monde alors que les italiens n'avaient pas battu la Roja depuis 1994. La plus grande détermination de la Squadra et la maladresse de Llorente ont fait la différence contre une Espagne qui s'est réveillée trop tard.

Guardiola prolonge son contrat au FC Barcelone

Pep Guardiola sera encore entraineur du Barça jusqu'en 2012.

Le club catalan et l'ex-n°4 des blaugrana se sont dit oui pour une saison supplémentaire.

Le palmarès, les méthodes et le jeu du FC Barcelone plaidaient pour le maintien du meilleur coach espagnol depuis 2 ans.

Successeur du néerlandais Frank Rijkaard en 2008, Guardiola a non seulement pérénnisé mais amélioré l'héritage du batave pour faire du Barça, le meilleur club du monde.

On peut seulement s'interroger sur le fait que Sandro Rosell et Guardiola n'aient dit oui que pour seulement 1 saison de plus !

Alors certes, il vaut mieux signer un contrat d'une durée limité et aller au bout, quit à resigner encore un contrat mais c'est quand même étonnant que le meilleur entraineur et le meilleur club ne soit pas plus optimiste sur l'avenir et au-delà de 2012.

En football, plus que dans n'importe quelle activitée, le futur se prépare aujourd'hui...Equipe 1ère, infrastructures, formation, autant de sujets qui se traitent sur plusieurs années.

Cependant, le Barça est un club déjà très bien structuré et qui ne dépend plus d'un seul homme depuis dejà assez longtemps. D'autre part, la succession de Rijkaard avec un homme du cru comme Guardiola était déjà le signe d'une certaine stabilité technique. Qui dit qu'après Guardiola, Luis Enrique ne sera pas le prochain entraineur du Barça avec la même intention de prolonger le travail de ses prédécesseurs ?

On aurait pu imaginer que Guardiola resigne pour 4 ans, cela n'aurait choqué personne ! Mais d'un autre coté, on a le sentiment que Sandro Rosell, président du Barça n'est pas celui qui a limité l'engagement dans le temps mais plutôt Guardiola, lui-même.

2012...il sera peut-être temps de se lancer un nouveau défi à la tête de la sélection nationale et prendre la succession de Vicente Del Bosque, si celui-ci venait à partir. C'est peut-être là le plan de Guardiola, être libre en 2012 pour s'occuper de la sélection ?

Affaire à suivre...