Traditionnellement programmée comme chaque année en novembre, la crise du PSG fait déjà son apparition dans les médias après seulement 6 matchs (4 matchs de ligue 1 et 2 matchs de coupes d'Europe) !
Les médias sont de plus en plus intransigeants avec le club de la capitale !
Certes, Paris vient de perdre 3 matchs en une semaine.
Contre Bordeaux, le PSG perd son match au Parc des Princes sur 2 coups de pieds arrêtés (score final 1-2) alors que le club du Camp des loges a gâché beaucoup d'occasions.
Contre le club israélien jeudi dernier en Coupe d’Europe, on ne peut pas ignorer les conditions climatiques qui ont clairement défavorisé les parisiens et d'autre part Kombouaré n'a pas aligné sa meilleure équipe pour faire tourner son effectif.
Contre Sochaux, 3 jours plus tard, Paris réalise effectivement un non-match et se fait clairement dominé techniquement et dans l'engagement par un candidat au maintien !
On peut admettre que certains joueurs n’ont pas récupéré du déplacement.
Dans les médias, Robin Leproux, président du PSG réagit avec colère sur la prestation de ses joueurs et dissimule à peine son agacement sur l'implication du staff technique (du directeur technique Alain Roche à l'entraineur Antoine Kombouaré...)
Le président du PSG semble prendre les devants et lance un avertissement à mots à peine couverts pour que son club ne réalise pas encore cette année, une mauvaise saison.
Nommé après l'entraineur par l'actionnaire, Mr Leproux, ce qui n'est pas un mode de fonctionnement pertinent dans la construction d'une hiérarchie claire et respectable, n’était pas en position confortable pour imposer son point de vue l’année dernière.
Le « jeune président » semble de plus en plus prendre la mesure de son poste et représenter intelligemment son club. Il lui aurait été difficile de démettre son entraineur et son directeur technique la saison passé. Cette année, il semble maitriser assez d'éléments dans son club pour envoyer un message clair à tous ses collaborateurs sur sa capacité à s'imposer comme le patron et à exiger des résultats.
Au vue de l'effectif actuel du Paris-Saint-Germain, il est hors de question de considérer que Paris manque de qualité ! Que ce soit en défense, au milieu ou en attaque, le PSG qui ne joue pas la ligue des champions a un effectif largement suffisant pour viser une place dans les 6 premiers de la ligue 1.
En revanche, le management des joueurs et le schéma tactique laissent entrevoir des inquiétudes quant à la capacité de l'entraineur à tirer le meilleur parti de son équipe, bien que nous lui souhaitions de tout cœur de réussir, surtout pour les supporters du PSG !
Il est beaucoup trop tôt pour parler de crise au PSG autant qu'il était ridicule après 2 matchs de parler du titre à Paris !!!
Les médias sont de plus en plus instables dans leurs analyses des résultats du PSG ! Parler de titre puis de crise en seulement 4 matchs, n'est pas sérieux !
Pour situer la véritable valeur du PSG, il faut au moins attendre 10 matchs et effectivement la fin du mois d'octobre !
Alors on pourra reparler de crise ou pas…
Le 31 août à minuit se termine le festival des transferts de l'été ! Cette version 2010 du mercato estival a démarré très timidement avec un seul transfert marquant en début de période : celui du Rennais Jimmy Briand à Lyon pour 7 m€.
Ce transfert était-il un signe des temps ? Par le montant : plutôt raisonnable ! Par la fréquence des recrutements des clubs : particulièrement attentistes !
Deux ans auparavant, Paul Le Guen, alors au PSG avait du renoncer à recruter ce même Briand car Rennes en demandait presque 11 millions €. Si la longue blessure de Briand peut expliquer qu'il n'ai pas connu une forte inflation autour de sa valeur marchande, c'est bien le marché qui est redescendu à des valeurs plus raisonnables.
La ligue prévoit pour la saison à venir une baisse de son chiffre d'affaire (1 milliard d'euros) de près de -20 % ! 19 des 20 clubs de ligue 1 ont présenté des comptes déficitaires sur la dernière saison, y compris Lyon et malgré sa lucrative demi-finale de ligue des champions.
Pourtant, près de deux mois après l'ouverture du mercato et à quelques heures de sa fermeture, les plus gros clubs ont finalement défrayé la chronique.
Tout d'abord sur la canebière, après quelques péripéties, L'OM a recruté Gignac et Rémy pour près de 29 m€, réalisant au passage le 5 ème et les 10 ème transferts les plus couteux entre club français (Toulouse et Nice bénéficient de ces transferts).
Lyon réalise le plus gros coup marketing et tactique de ce mercato en enrôlant Yoann Gourcuff pour 22 millions € (+ un bonus de 4.5 m€) afin de se positionner comme le leader médiatique de la Ligue 1 et surtout un sérieux candidat au titre après 2 saisons sans victoires.
Enfin Bordeaux et Paris ont réalisé des "mercato" à la fois raisonnable et bien ciblés : Ben Kalfallah vient en Gironde pour s'intégrer au schéma de Tigana tandis que Paris a renforcé son animation offensive défaillante sur le coté gauche avec le brésilien Néné.
Moins médiatique, Monaco n'est pas en reste avec les arrivées de Hansson, Mbokani et Niculae et Auxerre devrait tirer quelques cartouches depuis que le club bourguignon a brillamment assuré son passage au 1er tour de la ligue des champions. Ils avaient seulement remplacé intelligemment Niculae par Le Tallec. Les dernières heures du mercato devraient s'agiter autour du 3ème qualifié en LDC.
Tandis que Toulouse et Nice vont combler leurs déficits et remplacer leurs joueurs par des jeunes prometteurs comme Yannis Tafer arrivé en prêt avec une option d'achat de 4 millions € du coté de la ville rose.
Finalement, ce mercato a été plus discret dans sa "communication" en temps de crise économique pour la plupart de nos concitoyens et la ligue 1 a géré son image pour faire rêver sans oublier de faire attention au quotidien de ses principaux clients et spectateurs qui eux ne roulent pas sur l'or.
De Marseille à Bordeaux, Paris et Lyon, tous les dirigeants de clubs ont affiché un profil bas sur les dépenses et claironné leurs intentions de réduire les masses salariales des clubs de 30%.
Les évènements de Knysna en Afrique du Sud et le comportement ostentatoire de l'équipe de France ont fortement incité nos dirigeants à la prudence mais aussi et bien sûr les conséquences économiques de la crise ne laissent pas d'autres réactions possibles.
Lyon doit être considéré à part tant ce club possède une économie nettement supérieur à tous les autres clubs de ligue 1, dans la gestion et la réserve acquise par les participations en ligue des champions et les transferts lucratifs de joueurs vedettes (Benzema, Diarra, Essien, Malouda...).
Toutefois, l'augmentation du nombre de footballeurs chômeurs est la conséquence malheureuse de ce mercato, qui a vu le nombre de mouvements diminués malgré quelques coups d'éclats : Gourcuff, Gignac, Rémy... et aussi à noter aucune star étrangère en provenance de championnat européen n'est venue renforcer l'image de marque de la ligue 1 (l'an passé Lisandro et Lucho Gonzalez étaient tous deux venus de Porto pour rejoindre Lyon et Marseille pour près de 50 millions €).
La liste des 21 sélectionnés :
Pour les gardiens (3) : Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Marseille), Cédric Carrasso (Bordeaux).
Pour les défenseurs (6) : Bacary Sagna (Arsenal/ANG), Adil Rami (Lille), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Mamadou Sakho (Paris-SG), Benoît Trémoulinas (Bordeaux), Gaël Clichy (Arsenal/ANG).
Pour les milieux (7) : Mathieu Valbuena (Marseille), Jérémy Ménez (AS Rome/ITA), Lassana Diarra (Real Madrid/ESP), Alou Diarra (Bordeaux), Yann M'Vila (Rennes), Florent Malouda (Chelsea FC/ANG), Abou Diaby (Arsenal/ANG).
Pour les attaquants (5) : Kévin Gameiro (FC Lorient), Karim Benzema (Real Madrid/ESP), Loïc Rémy (Marseille), Louis Saha (Everton/ANG), Guillaume Hoarau (Paris-SG).
Cette sélection, sans meneur de jeu, laisse penser que Laurent Blanc, privé de Nasri sur blessure, Gourcuff sur suspension, et Ben Arfa sur .... absence devrait renoncer provisoirement à son 4-3-1-2.
Il lui reste deux schémas possible : le 4-3-3 et le 4-4-2 avec 2 ailiers. Mais selon toute vraisemblance, il pourrait être contraint de jouer en 4-4-2.
Composition probable du onze de départ de l'équipe de France en 4-4-2 contre la Biélorussie et la Bosnie :
Lloris - Clichy, Rami-Mexès, Sagna - M'Vila-Diaby, Malouda-Valbuena - Hoarau-Rémy
Laurent Blanc qui a confirmé que le TOP 4 français au poste de gardien de but serait dans l'ordre suivant : Lloris, Mandanda, Carasso et Ruffier.
Il est très probable que la charnière défensive sera encore constitué de Rami et Mexès qui pourront perfectionner leurs automatismes, sachant que le néo-sélectionneur porte un grand intérêt à Mamadou Sakho qui est pour lui l'avenir au poste de stoppeur et aussi parce qu'il est gaucher ce qui est rare à ce niveau !
Sur les cotés, les gunners Clichy et Sagna devraient s'imposer logiquement sur les cotés. Si Sagna ne semble pas discutable (d'ailleurs, il n'y a pas de doublure pour son poste). Clichy libéré de la concurrence d'Abidal et Evra pourrait enfin se montrer et saisir sa chance.
Et au vu de ce qu'il démontre à Arsenal, il y a de fortes chances qu'il saisisse enfin sa chance. Attention toutefois à Trémoulinas qui prend la place d'Aly Cissokho, bléssé et pas convaincant en Norvège pour suppléer Clichy.
Au milieu défensif, l'EDF pourrait utiliser un duo M'Vila (la révélation du match Norvège-France) associé à Abou Diaby (la seule satisfaction du mondial) dans un rôle un peu plus offensif. Diaby pourrait amener sa puissance et son envie d'aller de l'avant dans l'axe.
Une autre possibilité consiste à associer M'Vila avec Alou Diarra et donc utiliser deux véritables récupérateurs, ce qui tenderait à remonter le ballon principalement par les cotés avec deux ailiers.
Pour l'animation offensive et logiquement sur les cotés, Malouda semble en mesure de reprendre sa place sur le coté gauche pour apporter son punch, rappelons qu'il marqua le seul but français lors de la coupe du monde sud-africaine.
Pour le coté droit, il est possible que Mathieu Valbuena se montre sur 90 minutes et non pas quelques minutes comme contre le Costa Rica. Cependant, dans cette liste de 21 joueurs, c'est bien à ce poste qu'il existe encore le plus de concurrents : Loic Rémy peut évoluer sur ce coté, Jérémy Menez qui est gaucher, a déjà été utilisé coté droit pour entrer sur son meilleur pied.
Enfin devant, Laurent Blanc a fait appel à 5 joueurs, ce qui milite vraiment pour une option en 4-4-2 et donc l'utilisation de 2 attaquants dans l'axe.
Si Benzema semble en difficulté à Madrid et Gameiro de retour de blessure, il est probable que le parisien Hoarau soit en pôle pour jouer dans son registre d'attaquant en pivot, profil qui plaît à Monsieur Blanc. Comme contre la Norvège, Loic Rémy devrait évoluer à ses cotés pour là-aussi peaufiner les automatismes en attaque. Loic Rémy jouant dans un rôle plus en retrait et avec une tendance à se décaler sur le coté droit pour décaler la défense centrale adverse.
A noter le retour de Louis Saha...à voir.